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  • Temps des fêtes

    Friday, December 21, 2018
    Maxime Allard o.p.

    Elles pullulent, ces fêtes, pendant ce « temps des fêtes ». Les fêtes liturgiques chrétiennes s’enfilent à qui mieux mieux depuis la messe dite « de minuit », jusqu’à l’Épiphanie et au Baptême du Seigneur : elles signalent, de diverses manières, la solidarité de Dieu avec l’humanité et son sort.

    Les fêtes et congés civils, moins nombreux, pas tout à fait les mêmes au provincial et au fédéral, ont tout de même le bénéfice d’exister. Elles sont l’occasion de réjouissantes rencontres qui ne se laissent pas réduire à de l’effervescence économique! Ne sont-elles pas des moments propices aux bilans, commémorations et « résolutions »?

    Il y a les fêtes et regroupements dans les bureaux, les entreprises et dans divers groupes : on en profite alors pour fortifier et célébrer des solidarités, des accomplissements, des défis relevés ensemble.

    Il y a enfin les fêtes familiales, rassemblements souvent plus intimes mais tellement porteurs de vie et d’espoirs… Puis il y a ceux et celles qui, tombant à travers les mailles de ce filet festif, n’ont pas le cœur à la fête, ceux et celles dont on a cassé la fibre festive…

    Que vos fêtes soient des occasions d’action de grâces et de partages, de retrouvailles… et d’attention les uns aux autres!

  • Débuter, commencer, ouvrir… l’année!

    Tuesday, September 06, 2016
    Maxime Allard o.p.

    « Débuter »? Le verbe dit seulement, selon son étymologie, quitter un lieu, un poste. Cela dit partir. Pas plus. Débuter une année universitaire signalerait alors simplement ce qui avait été un but… pour aller vers un autre. Ainsi, nous quittons le temps estival des vacances pour entrer dans une période où nous nous retrouverons à l’université, dans le temps des universitaires! Drôle de temporalité en ce lieu, je puis vous en assurer! Mais je crois fermement que quitter les canicules et même les vacances pour ce qui peut survenir pendant l’année universitaire vaut le départ. Que de choses intéressantes, de lectures enrichissantes, d’événements surprenants peuvent survenir en cours d’année! Et tout est loin de se passer dans les nuages et la stratosphère conceptuelle, croyez-moi…

    « Commencer »? Avec ce verbe, il s’agit moins de partir en quittant quelque chose que d’entrer dans une expérience. Dans commencer, à l’origine, il y avait l’idée d’une initiation. Et qui dit initiation ne dit pas seulement recevoir un enseignement et être soumis à l’apprentissage de nouveautés porteuses d’une aura de vérité. Initier dit aussi un parcours qui transforme, qui fait vivre, sentir et penser autrement! Être initié, avec d’autres, par d’autres : vivre l’expérience universitaire n’est pas quelque chose de solitaire qui coupe du monde. L’expérience universitaire vous transforme pour voir et vivre le monde différemment, intensément.

    Enfin, « ouvrir »? Ce verbe implique que quelque chose était fermé ou voilé et qu’il est possible de l’ouvrir, de le dévoiler : un esprit, un horizon! Ouvrir, c’est aussi découvrir et, dans le cours d’une année universitaire, les découvertes abondent : on y découvre des gens, des idées, des pratiques insoupçonnées! Le verbe « ouvrir » implique aussi, dans ses racines latines, l’idée de creuser, d’aller en profondeur, de ne pas en rester en surface. Pendant l’année universitaire, il est certain – tant pour les professeurs que pour les étudiants et étudiantes – qu’il reste encore et toujours des idées à approfondir, des arguments et des propositions dans lesquels plonger. Difficile, en tous les cas de se satisfaire de rester sur place avec des opinions toutes faites.

    Commencez donc par vous laisser surprendre et émerveiller! Puis creusez de manière critique ce qui vous sera offert… Qui sait où ce début vous mènera? Qui sait ce qui s’ouvrira à vous?