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  • Merry Christmas!

    Friday, December 21, 2018
    Maxime Allard O.P.

    Merry Christmas!

    I’m told that this is the traditional English wish. But, before using it, I thought I should know what I’m saying. Especially since “merry” is not a common word nowadays. When we’re taught English, it barely comes up. We’re told to use it for Christmas and little else, except for some wives from Windsor or for an Austro-Hungarian widow (if you’re into opera).

    “Merry” means “pleasing, agreeable, pleasant, sweet”, usually accompanied with a sense of it being short-lasting. If this is so, I wish you a pleasant and agreeable Christmas.

    But I also wish that it lasts. Who wants something as joyful as Christmas to just be a fleeting moment? Who, aside from store owners looking forward to a long boxing-day?! Liturgists, on the other hand, want Christmas to last. So much so that this “merry Christmas” is extended until Epiphany in the liturgical calendar… and some would say as far as the Baptism of Christ. I like their attitude.

    So, a Merry Christmas to you. A sense of what Christmas is about that lasts in your lives or that gives you a sense of eternity!

    And, if it doesn’t last, don’t worry. There will be another one in 2019! Merry Christmas and Happy New Year!

  • La rentrée

    Friday, September 04, 2015
    Maxime Allard O.P.

    La rentrée

    La « rentrée universitaire », le « retour en classe », deux expressions en « re- ». Elles signalent qu’il y a eu, dans un passé indéfini, une première entrée sur un campus universitaire, un premier tour dans la classe. Une « sortie » estivale a eu lieu : pour des vacances, pour le travail! Puis on revient désormais sur le campus, dans la classe. Heureux qui comme Ulysse rentre chez soi!

    Envisager les choses ainsi nous situe sur le registre de la répétition. Ce qui eut lieu naguère a lieu de nouveau. Il n’y a là rien de nouveau sous le soleil! On se retrouve dans les mêmes lieux, avec les mêmes professeurs, le même genre de cours… D’accord, la répétition n’est pas totale  - est- ce d’ailleurs vraiment possible? Kierkegaard et Derrida nous mettent en garde, heureusement - car il y a des « nouveaux », des étudiants et des étudiantes fraîchement sortis du secondaire, d’un cycle universitaire complété. Il faudra les initier afin qu’ils entrent dans notre manière de faire, dans nos us et coutumes. Ce qui est certain, cependant, c’est que ceux qui « rentrent » sont aussi changés par les expériences estivales. Le retour à un état initial, originel n’aura pas vraiment lieu!

    Mais voilà, une « rentrée », un « retour », cela ne relève pas nécessairement du registre de la répétition. Le préfixe « re- » signale aussi, nous apprennent dictionnaires et linguistes, une intensification. Moins une répétition du même qu’un engagement plus intense! Envisagée ainsi la « rentrée » devient l’occasion de découvertes, d’attention à de l’inouï là même où nous ne savions plus ou ne désirions plus entrevoir quelque chose d’autre en avril dernier.

    La présence des « nouveaux » étudiants et étudiantes, de nouveaux professeurs ou d’autres employés devient alors une incitation à regarder avec fraîcheur les anciens murs…

    Une rentrée, devient alors une période d’essais, d’inédits, de cassures peut-être, de réactions inattendues… certainement d’une expérimentation sur la base d’autres hypothèses tant au niveau de ce qu’on apprend que de la manière d’apprendre, certes, mais aussi quant aux façons de nous situer les uns en interaction avec les autres…

    Que vous arriviez pour une première fois ou que vous reveniez poursuivre vos études, je vous souhaite de plonger à fond, joyeusement, dans les méandres des questionnements philosophiques et théologiques. Je vous invite à vous laisser étonner de ce dont vous êtes capables et de ce vous ne pensiez pas les autres capables! Osez dépasser la répétition! Pétitionnez pour du nouveau! Ne craignez pas : il y en aura assez pour tous et il en restera!